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Laura Pardini est une jeune artiste résidant à Lyon. Ses sources d’inspirations varient autour de l’architecture, du design, d’études sur l’habiter, la cosmologie des civilisations anciennes ou bien la médiation et différentes pratiques autour du bien-être. Par ses investigations plastiques elle tente de contourer le mot “Home” - le chez-soi qui définit en anglais autant un espace qu’un sentiment - afin de cerner quels repères l’être humain place dans un espace pour qu’il lui devienne familier et sécurisant.

De part la nature de ses recherches et sas propre curiosité, son travail plastique est pluri-formes. De la photographie à la sculpture, du dessin à l’installation, en passant par l’édition.

Si la question de l’habiter est un thème central dans son travail les objets de sa productions sont aussi des espaces de projections - on pense alors à la maquette telle qu’en parle Bachelard - des fenêtres sur l’imaginaire qu’il soit collectif ou personnel. « How do TV show makes you feel like home » en est un exemple, les séries télés forment inconsciemment notre esprit à une image de l’habiter. Ici ces espaces matérialiser par le dessin sans nommer la série d’où ils viennent afin d’appeler la mémoire. « Nature morte au tourteau » est quant à elle une forme d’étude des gestuelles que nous faisons dans un espace pour placer des objets décoratifs - mais pas moins porteurs d’une valeur affective - pour placer des repères dans un espace donné, le nôtre, et se l’approprier. Et si les cosmologie abreuvent Laura dans ses recherches, c’est pour le même intérêt à observer les repères que nous posons depuis la nuit des temps dans l’espace, le vide, afin de nous situer et nous identifié en tant qu’individu. Plus récemment pour la résidence Création en cours « Heimatpolis » qu’elle porte avec Angelica Ruffier-Holmqvist en Ardèche, elle explore le territoire des enfants et comment ils se l’approprient. Ce territoire leur est propre, il n’est pas administratif et ce n’est pas celui des adultes. De là elles ont construit une histoire avec les enfants qui prend corps à travers le paysage et les lieux qu’ils connaissent. Comme un laboratoire où l’on voit se créer une légende. En fin de compte, il est aussi question des histoires que l’on se créer lorsque les yeux s’accroche sur un objet et que l’esprit divague.

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